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Une équipe de recherche de l’Université Ðãɫֱ²¥ optimise le processus de conversion de l’urine humaine en énergie propre

³¢â€™Ã©t³Ü»å±ð a révélé que des concentrations supérieures d’urine alimentaient plus efficacement les piles à combustible microbiennes, qui éliminent les polluants tout en produisant de l’éléctricité
Une station d'épuration au lever du soleil
Image par Getty Images.
±Ê³Ü²ú±ô¾±Ã©: 16 February 2026

Des scientifiques de l’Université Ðãɫֱ²¥ ont amélioré l’efficacité d’une méthode de conversion de l’urine humaine en énergie propre.

Cette méthode repose sur l’utilisation de piles à combustible microbiennes qui, à l’aide de bactéries, transforment des déchets organiques en électricité, nous offrant ainsi un moyen durable et peu coûteux de traiter les eaux usées et de produire de l’énergie à partir d’une source abondante. Lors de cette étude, les scientifiques ont déterminé les concentrations d’urine optimales pour ce processus.

« Nous savons que les piles à combustible microbiennes nettoient les eaux usées et produisent de l’électricité, mais on ignore encore les effets précis de différentes concentrations d’urine sur leur fonction électrochimique, leur efficacité à éliminer les polluants et le comportement des communautés microbiennes », explique Vijaya Raghavan, coauteur de l’étude et professeur de génie des bioressources.

« Nous avons répondu à ces questions en examinant systématiquement l’effet de différentes proportions d’urine sur le rendement électrochimique et biologique des piles à combustible microbiennes », ajoute-t-il.

Selon le professeur Raghavan, cette méthode pourrait être utilisée aux fins de production d’énergie propre dans des contextes tels que l’assainissement rural, les camps de secours en cas de catastrophe et les communautés hors réseau. De plus, comme leurs signaux électriques changent en fonction des niveaux de pollution organique, les piles à combustible microbiennes pourraient également agir à titre de biocapteurs à faible coût, qui nous permettraient de surveiller la qualité des eaux usées sans devoir recourir à des équipements complexes.

Un rendement amélioré grâce à des concentrations d’urine plus élevées

L’équipe de recherche a construit quatre piles à combustible microbiennes à double chambre et les a alimentées avec des mélanges d’eaux usées synthétiques et d’urine humaine à des concentrations de 20 %, de 50 % et de 75 %. Elle a ensuite testé les piles pendant deux semaines en surveillant la production d’énergie, l’élimination de polluants et le traitement de l’eau, et en effectuant des tests électrochimiques.

Elle a constaté que les concentrations d’urine plus élevées (de 50 à 75 %) amélioraient la production d’électricité et que l’urine fournissait des nutriments essentiels qui favorisaient la croissance des microbes.

« L’urine contient des ions et des composés organiques essentiels permettant une activation microbienne rapide, ce qui améliore la production d’énergie et la dégradation des polluants », explique le professeur Raghavan.

Tous les systèmes de piles à combustible microbiennes contenaient un mélange de bactéries, mais les scientifiques ont constaté que les genres Sediminibacterium et Comamonas étaient dominants.

Les bactéries du genre Sediminibacterium étaient présentes en plus grande quantité lorsque l’urine représentait 50 % du mélange, tandis que les bactéries du genre Comamonas étaient plus fréquentes à des concentrations d’urine supérieures (75 %). Comme ces microorganismes contribuent à la dégradation des polluants organiques et au transfert des électrons dans les piles à combustible, les changements relatifs aux genres dominants pourraient expliquer les différences dans la quantité d’électricité produite par les systèmes, croient les scientifiques. Ce constat révèle, en outre, que la quantité d’urine ajoutée influe fortement sur les types de microorganismes qui se développent et sur l’efficacité du système, ajoutent-ils.

Pour le professeur Raghavan, ces résultats représentent une étape importante vers une économie circulaire améliorée.

« L’utilisation de l’urine en tant que ressource favorise l’assainissement durable et la récupération des nutriments, réduisant ainsi la pression sur les systèmes d’eau douce », conclut-il.

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L’article « », par Soubhagya Nayak, Sudipa Bhadra, Vijaya Raghavan, Makarand M. Ghangrekar et Surajbhan Sevda, a été publié dans Results in Chemistry.

Cette étude a reçu l’appui du Programme de promotion des collaborations de recherche universitaire du gouvernement indien.

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