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Au-delà des mots : réflexions sur la terre et le territoire au Département de médecine de famille

Organisé par le Comité Équité, diversité et inclusion (EDI) du Département de médecine de famille, un atelier sur la reconnaissance territoriale a été animé par deux professeurs autochtones aux côtés de Megan Légaré, d’origine kanien'keha:ka et européenne et étudiante de doctorat en médecine de famille.
Image par Moucarry. From left to right: Alex McComber, Megan Légaré and Richard Budgell.

Le 23 janvier, le Département de médecine de famille a organisé un atelier en présentiel sur la reconnaissance territoriale pour explorer les relations personnelles et collectives avec le territoire. L’atelier a réuni des membres du corps professoral, de l’effectif étudiant et du personnel pour une discussion réfléchie et axée sur ce que la reconnaissance territoriale devrait signifier dans la pratique. Organisé par le comité Équité, diversité et inclusion (EDI) du Département, l’atelier s’est déroulé dans l’Espace autochtone et était animé par les professeurs autochtones Alex McComber, Kanien'keha:ka du clan de l’Ours, et Richard Budgell, Inuk du Labrador, aux côtés de Megan Légaré, d’origine kanien'keha:ka et européenne, étudiante en deuxième année de doctorat en médecine de famille.

« L’objectif, c’était d’avoir une conversation ouverte, dans un cadre bienveillant, au sujet des reconnaissances territoriales, qui peuvent devenir une sorte de façade, une case à cocher. Nous voulions sortir de cette vision des choses, dialoguer de manière authentique et soutenir l’apprentissage des gens à ce sujet », explique Megan Légaré.

Relations avec le territoire

La première partie de l’atelier invitait les participants à réfléchir à leurs propres relations avec le territoire, non seulement comme un lieu physique, mais aussi comme quelque chose de profondément lié aux personnes, à l’ascendance et au sentiment d’appartenance. Beaucoup ont mentionné se sentir déconnectés de la terre ou de la nature en vivant dans un environnement urbain comme Montréal. Les participants ont également expliqué à quel point le temps passé dans la nature, que ce soit dans les parcs de Montréal ou loin de la ville, a un effet tangible sur leur santé mentale et leur bien-être général. Ces réflexions ont appuyé l’idée que les relations avec la terre sont vécues et incarnées, avec des implications directes pour la santé, les soins et la communauté.

Les discussions ont également illustré la complexité du sentiment d’appartenance à un seul endroit, en particulier pour les personnes immigrantes ou qui ont déménagé fréquemment. Cette multiplicité des liens a été reconnue comme valable et significative, remettant en question les notions simplifiées d’appartenance. Le groupe a également exploré la manière dont le changement climatique et la dégradation de l’environnement reflètent des tendances plus générales de déconnexion des humains par rapport à la terre, et l’effet de ces dynamiques sur la santé planétaire et le bien-être personnel.

Image par Moucarry. Photo: Participants engaged in small-group discussion, guided reflection, and shared learning.

Repenser les reconnaissances territoriales dans la pratique

La deuxième partie de l’atelier Ă©tait consacrĂ©e aux reconnaissances territoriales Ă  l’UniversitĂ© Đăɫֱ˛Ą, Ă  savoir de brèves dĂ©clarations souvent lues Ă  haute voix au dĂ©but d’évĂ©nements publics qui reconnaissent le territoire et les peuples autochtones qui y vivaient avant l’histoire coloniale du Canada et qui, dans de nombreux cas, continuent d’y vivre et d’en ĂŞtre les gardiens aujourd’hui. Nous avons appris que les reconnaissances territoriales trouvent leur origine dans les travaux de la Commission de vĂ©ritĂ© et rĂ©conciliation du Canada, qui a appelĂ© les institutions et les individus Ă  « honorer le passĂ© et rĂ©concilier l’avenir » en s’attaquant aux prĂ©judices durables causĂ©s par le système des pensionnats et Ă  ses sĂ©quelles persistantes.

L’équipe d’animation a invité l’auditoire à réfléchir de manière critique à l’utilisation actuelle des reconnaissances territoriales, conçues à l’origine comme des actes de sensibilisation et de responsabilisation. En l’absence d’intention et d’engagement, a rappelé l’équipe, les reconnaissances risquent de devenir des gestes performatifs plutôt que des occasions d’apprentissage et de responsabilité. L’atelier a permis de souligner que pour être significatives, les reconnaissances territoriales exigent humilité, sincérité et réflexion. Les personnes chargées de prononcer une reconnaissance ont été encouragées à s’exprimer sur leur propre relation avec la terre et à réfléchir à leur rôle au sein de leur institution. Lorsqu’elles sont fondées sur une compréhension et un objectif personnels, les reconnaissances territoriales peuvent favoriser une reconnaissance et un dialogue authentiques.

Tout au long de l’atelier, l’équipe d’animation a créé un espace fondé sur l’ouverture, la réflexion et la responsabilité partagée. La séance a permis de renforcer l’engagement continu du Département de médecine de famille en faveur de l’équité, de la diversité, de l’inclusion et de la réconciliation, et a rappelé que tout changement significatif commence par les relations, la réflexion et l’action.

Image par Moucarry. Photo: a table including sage, a feather, candles and a bowl set up by the facilitators.

Le rôle du comité EDI

Relevant des programmes d’études supérieures, le Comité d’équité, de diversité et d’inclusion (EDI) se consacre à l’instauration d’une culture de respect, d’appartenance et d’excellence inclusive dans tous les domaines de la vie départementale. Composé de membres du corps enseignant et du personnel de même que d’étudiants et d’étudiantes, le Comité mise sur la concertation en vue de cerner les obstacles, de promouvoir des initiatives axées sur l’équité et de donner une voix aux personnes sous-représentées au sein de nos cercles académiques, cliniques et de recherche. Par sa réflexion continue, ses efforts de sensibilisation et sa défense des droits des groupes vulnérables, le Comité contribue à maintenir un environnement accueillant au sein de notre département, où la différence est valorisée et où chaque personne peut se développer pleinement.

Pour plus d’informations sur les événements organisés par le Département de médecine de famille : /familymed/fr/events

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